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Maï-Ndombe : Entre la crise de consommation de chenilles et l’urgence scientifique

La disponibilité de plusieurs espèces de chenilles sur les marchés de la ville d’Inongo et d’autres agglomérations de la province du Maï-Ndombe connaît une baisse préoccupante. Une situation qui contraste avec les périodes habituelles de cueillette, où ces insectes comestibles sont largement commercialisés.

Parmi les espèces devenues moins visibles sur les marchés figurent notamment la larve du charançon du palmier, communément appelée Mpose, Pseudantheraea discrepans (Kanga), Imbrasia (Lembanga) et Cirina forda (Ngala).

« Cette raréfaction pourrait être liée aux changements climatiques, à la dégradation des habitats naturels ainsi qu’à certaines pratiques agricoles, notamment les brûlis, qui affectent les milieux favorables au développement et à la reproduction de ces espèces », indiquent plusieurs sources locales.

Cette situation soulève des inquiétudes, dans la mesure où les chenilles constituent une importante source de protéines et occupent une place considérable dans les habitudes alimentaires de nombreuses familles du Maï-Ndombe. Leur faible disponibilité pourrait également entraîner une hausse des prix et réduire l’accès à cette ressource alimentaire de cette espèce sur le marché.

Pour pallier a cette situation, les scientifiques sont appelés à une étude approfondie qui pourrait également permettre d’établir les causes réelles de cette raréfaction et d’envisager des mesures adaptées pour préserver cette richesse naturelle et alimentaire de la province.

Vergelin Bola Nsa depuis Mai-ndombe RTNC. CD

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