Célébration de la Journée Internationale de la Fille (JIF), Emmanuel Muanza Kantole invite la population à maintenir les filles à l’école. « Mettre fin au mariage d’enfants et investir dans les droits des filles », c’est le thème International de la célébration de la Journée Internationale de la jeune Fille et » Luttons contre le mariage des enfants, investissons-nous dans la promotion des droits de la jeune fille », c’est le sous-thème.
Au Kasaï Central, c’est le ministre provincial de la jeunesse, Maître Emmanuel Muanza Kantole qui a présidé cette activité ce samedi 17 octobre 2026 dans la salle CEIKA en collaboration avec l’UNICEF et U-REPORT.
Dans son allocution, le ministre a révélé que dans la province du Kasaï Central, de nombreuses filles restent exposées à des obstacles qui fragilisent leur scolarité, leur protection et leur participation effective aux questions qui touchent à la vie de la communauté et cela à cause de la pauvreté des ménages, des charges domestiques, des mariages forcés et à des grossesses précoces, des violences multiformes et de manque d’accompagnement familiale et des complications d’accès à certaines possibilités de formation.
Il a invité les institutions, les organismes, parents et différentes structures de promouvoir le maintien et la réussite des filles à l’école
« La prévention du mariage d’enfants ne peut se limiter à la diffusion de message. Elle doit s’accompagner d’actions concrètes favorisant le maintien des filles à l’école ; la connaissance de leurs droits, l’accès aux mécanismes de protection et d’orientation, le développement des compétences, la confiance en soi, l’autonomisation et la participation aux décisions qui les concernent », a-t-il dit.
Et de renchérir :
« Pour y arriver, nous institutions, organismes, parents et différentes organisations concernés par cette situation, nous avons le grand devoir de:
- Sensibiliser les filles, les jeunes, les parents et les communautés sur les droits des filles, les risques et les conséquences du mariage d’enfants ainsi que les moyens de le prévenir ;
- promouvoir le maintien et la réussite des filles à l’école dans un environnement sûr, exempt de violence ;
- informer les filles sur les mécanismes de protection ;
- valoriser les parcours, les talents et les initiatives des filles, notamment dans les domaines de l’éducation, des sciences, du numérique, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat ;
- favoriser les dialogues entre filles, les familles, les écoles, les communautés, les autorités et les partenaires « .
Plusieurs interventions ont été faites notamment par le Chef de Bureau PNUD, maître Alain Katete sur « Investir dans l’autonomie économique des filles pour mettre fin au marché ». Il a invité l’ensemble des acteurs à concentrer leurs efforts autour de quatre priorités stratégiques.
Pour sa part, le chef de bureau de l’UNICEF, Godet, a planché sur « L’école comme bouclier: Garder les filles à l’école pour mettre fin au mariage d’enfants ».
Les données de l’UNICEF révèlent aujourd’hui que près de trois jeunes femmes sur dix âgées de 20 à 24 ans ont été mariées alors qu’elles étaient encore des enfants en proposant des solutions pour palier à cette insuffisance. C’est par un échange fructueux que la manifestation s’est clôturée.
Dieudonné Tshimanga Ntumba depuis Kananga.









