La créativité trouve progressivement sa place dans la ville de Mbujimayi, une ville en pleine transformation, Mbujimayi renaît de ses cendres. Au fur et à mesure que les bâtiments sortent de terre, les routes modernes se multiplient, l’espoir renaît et l’emploi se crée. C’est le cas du phénomène Car-wash.
Dans cette dynamique, une activité est devenue presque incontournable : le Car-wash. À plusieurs coins des avenues nouvellement aménagées, des jeunes proposent le nettoyage des engins roulants à l’aide de moteurs à pression et de produits appropriés. Une initiative saluée par plusieurs habitants, puisqu’elle constitue pour ces jeunes une source de revenus et un moyen de s’auto-prendre en charge.
Mais à côté de cette opportunité économique, certaines pratiques commencent à inquiéter.
Des jeunes opérateurs de Car-wash sont accusés d’envahir la chaussée, réduisant parfois l’espace réservé à la circulation. Plus préoccupant encore, certains utiliseraient du savon, malgré la mise en garde des techniciens du domaine qui y voient un risque pour la durabilité des routes nouvellement construites.
Comme si cela ne suffisait pas, de l’eau projetée lors du lavage atteint parfois les usagers de la voie publique, sans considération pour leur passage. Les jeunes filles, notamment les élèves, figureraient parmi les principales victimes de ces éclaboussures.
Ce qui devait être une simple activité génératrice de revenus risque ainsi de devenir une source de tensions dans certains quartiers de Mbujimayi.
La question mérite donc d’être posée : comment permettre à ces jeunes de gagner dignement leur vie sans pour autant compromettre les infrastructures routières ni perturber la circulation ?
Pour certains observateurs, l’encadrement de cette activité devient urgent. Il ne s’agit pas nécessairement de fermer les Car-wash, mais de mettre de l’ordre, définir des espaces appropriés et faire respecter les règles, afin que cette initiative de jeunesse accompagne la renaissance de Mbujimayi au lieu de devenir une nouvelle menace pour ses infrastructures.
Gédéon kabamba miteo









