Un acte fort de leadership ce samedi à Bunia. Lors du lancement officiel de l’étude observationnelle BRAVO sur la vaccination contre la maladie à virus Bundibugyo, le Gouverneur militaire de l’Ituri, le Général-Major Gaby Kasongo Mulumba Batoka s’est fait vacciner en premier devant la presse et les partenaires, pour montrer l’exemple aux personnes de première ligne.
L’Ituri, province la plus touchée par la 17ème épidémie, bénéficie de 20.000 doses sur les 70.000 allouées à la RDC pour cette étude.
Le Gouverneur salue cette avancée scientifique historique
« C’est avec un sentiment d’espoir que nous lançons aujourd’hui à Bunia l’étude BRAVO. Il n’existe pas à ce jour de vaccin homologué contre Bundibugyo. Le vaccin Ervebo a montré son efficacité contre la souche Zaïre. La science nous demande maintenant de vérifier s’il peut aussi nous protéger contre Bundibugyo. C’est en produisant des données que nous sauverons l’Ituri », a-t-il indiqué.
Selon Docteur Alhassane Touré, chef du pilier vaccination de l’OMS, l’étude BRAVO est une étude observationnelle et non une campagne ordinaire. Elle vise à suivre les soignants vaccinés en Ituri pour mesurer l’efficacité réelle, comme recommandé par l’OMS qui souligne que l’efficacité d’Ervebo contre Bundibugyo demeure inconnue chez l’humain. Cette recherche permettra de préparer une plateforme durable pour les futurs vaccins comme ChAdOx1-BDBV et mRNA-1469.
En se faisant vacciner lui-même, le Gouverneur a lancé un appel direct à tous les héros de première ligne : médecins, infirmiers, laborantins, relais communautaires et équipes d’enterrement digne et sécurisé, à adhérer massivement et volontairement avec consentement éclairé. Des observations préliminaires à Mongbwalu montrant la survie de soignants vaccinés ont été jugées encourageantes mais doivent être confirmées par BRAVO.
La cérémonie s’est tenue au site de vaccination de Bunia en présence du PEV, de l’INRB, du COUSP, de l’OMS et du Fonds Mondial via IGP-DSS. Le Gouverneur a remercié les partenaires et a rappelé le maintien des gestes PCI/WASH, alors que le pays compte encore près de 900 patients hospitalisés et un taux de létalité de 48%.
Olivier bulamuzi nobirabo.









