Réunis en séance extraordinaire ce 28 août 2026 à Kinshasa, les principales structures du parti UDPS/Tshisekedi ont donné leur position sur l’initiative du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo relative à la convocation d’un Dialogue national.
À l’issue de leur réunion, les responsables du parti présidentiel ont annoncé un soutien « total, ferme et sans réserve » à cette démarche présentée comme un cadre de recherche de la paix et de la cohésion nationale.
La réunion organisée au siège national de l’UDPS, à Limete, a rassemblé plusieurs composantes du parti, notamment les membres de l’Exécutif national, les parlementaires nationaux et provinciaux, ainsi que les représentants des ligues des femmes et des jeunes. Des responsables des fédérations de Kinshasa, de l’intérieur du pays et de l’étranger ont également pris part aux travaux consacrés à la position du parti face à l’annonce présidentielle.
Dans sa déclaration politique, l’UDPS considère que Félix Tshisekedi, en tant que président élu et garant de la Nation, doit participer à la recherche de solutions aux différentes crises qui affectent la RDC.
Le parti présidentiel rejette ainsi l’idée que le chef de l’État puisse être présenté comme étant à l’origine des difficultés actuelles du pays.
L’UDPS établit notamment un lien entre la crise actuelle et la situation sécuritaire persistante dans l’Est du pays. Le parti distingue ce contexte de celui qui prévalait avant l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, en mettant particulièrement l’accent sur la question de la légitimité électorale de son prédécesseur.
Le parti entend également accompagner activement ce processus. Il se dit engagé à soutenir ce qu’il qualifie de démarche « historique de rassemblement des Congolaises et des Congolais » autour de la paix, de la cohésion nationale et de la défense des intérêts supérieurs de la République.
L’UDPS entend également accompagner le processus annoncé et voit dans le Dialogue une occasion de réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des enjeux liés à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
Selon les orientations fixées par le Président de la République, les consultations devraient commencer dans les provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa, avec la participation des acteurs politiques, de la société civile, des autorités coutumières, des confessions religieuses et de plusieurs secteurs socioprofessionnels.
Le processus devrait s’étendre sur une période maximale de trois mois. Son organisation et ses modalités doivent notamment être précisées par deux ordonnances présidentielles, dont l’une devrait prévoir la mise en place d’un comité d’organisation.









