Poursuivi devant la Cour militaire, le commissaire supérieur Israël Nsanga Wa Nsanga a sollicité sa mise en liberté provisoire. La requête a été examinée ce jeudi 27 août 2026, lors de l’audience tenue à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa.
Après lecture de la demande à l’audience, la parole a été accordée à son avocat, Me Libickson Michel Mwanza, qui en a assuré la défense.
L’avocat a affirmé que le commissaire supérieur souffre de problèmes de santé, notamment au niveau des yeux, qu’il attribue en partie à ses conditions de détention.
La défense a également écarté le risque de fuite. Me Mwanza a fait valoir que l’identité, la résidence et les responsabilités professionnelles de son client sont connues des autorités. Il a notamment rappelé qu’Israël Nsanga Wa Nsanga demeure un responsable au sein de la Police nationale congolaise.
Pour la défense, rien ne justifie donc son maintien en détention, d’autant plus que le prévenu pourrait continuer à comparaître devant la juridiction pour répondre aux accusations portées contre lui.
Le ministère public, représenté par le colonel Alpha Limbaya, s’est toutefois opposé à cette demande. Il a mis en avant la gravité des faits reprochés au prévenu et le risque que sa remise en liberté puisse favoriser sa fuite.
Le ministère public a également relevé l’absence, dans le dossier, d’une pièce médicale établissant formellement l’état de santé invoqué par la défense.
Selon lui, si le prévenu nécessite des soins, sa prise en charge relève de l’administration pénitentiaire.
Au terme des échanges, la Cour militaire a pris la requête en délibéré. Son arrêt avant dire droit est attendu jeudi prochain.
Israël Nsanga Wa Nsanga est poursuivi notamment pour violation de consigne et disparition de munitions de guerre.
Il est également poursuivi en participation criminelle avec Kabeya Kibambi Freddy, Fazila Muhindo Gergs et Ekutshu Bokokanya, qui sont poursuivis pour incitation des militaires et apologie du terrorisme.








