À Boende, avoir accès à l’eau potable devient un parcours du combattant. En pleine période de forte chaleur, la population se tourne vers des forages privés qui vendent un bidon de 25 litres à 300 Francs Congolais sans compter les frais de transport. Une situation tendue à cause de l’arrêt du fonctionnement de services de la REGIDESO-SA.
Dans la ville de Boende, les forages d’eau sont aujourd’hui tenus à majorité par des privés. Faute d’alternative, les ménages n’ont pas d’autre choix que de payer.
_“On n’a pas le choix. Si tu n’as pas 300 FC, tu bois l’eau de la rivière. Pourtant la Regideso est là ”, déplore une habitante rencontrée à un point de vente.
Un prix jugé élevé pour des familles dont les revenus sont déjà précaires.Elles sont condamnées à acheter jusqu’à 10 bidons par jour pour diverses tâches ménagère
Paradoxe :
La Regideso existe à Boende. Des citernes, des châteaux d’eau et des installations sont visibles dans la ville. Mais tout est à l’arrêt depuis des années.
Ces infrastructures, construites à coût de millions, sont aujourd’hui devenues de véritables éléphants blancs. Pendant ce temps, les robinets restent secs dans les quartiers.
Un risque sanitaire en pleine chaleur
Autre inquiétude : la qualité de l’eau. En l’absence de contrôle, certains forages sont installés à proximité des latrines.
En cette période de forte chaleur, le risque de contamination est élevé. Diarrhées, fièvre typhoïde et autres maladies hydriques guettent la population.
Un plaidoyer pour la relance
« Il est urgent de relancer le service public de distribution d’eau. Réhabiliter les installations de la Regideso permettrait de soulager tant soit peu les habitants et de garantir un accès à l’eau à un coût abordable. L’eau, bien de première nécessité, ne devrait pas être un luxe à Boende », lance la population à l’Etat, face à cette situation.
Par Delphin Ebwa









