Le politologue Freddy Mulumba est intervenu récemment lors d’une sortie médiatique pour évoquer les avantages de l’accord stratégique de partenariat signé entre les États-Unis et la RDC le 4 décembre 2025.
Pour cet analyste, cet accord constitue un tournant majeur dans le positionnement de la République démocratique du Congo face aux enjeux géopolitiques liés à ses ressources naturelles.
Il avance que cet accord a permis de « sauver le Congo », dans un contexte marqué par « une compétition accrue entre les grandes puissances ».
« Cet accord (de Washington) nous a sauvé pour ne pas dire Félix Tshisekedi et Trump ont sauvé le Congo. Et pourquoi ? »
La RDC au cœur de la rivalité entre Washington et Pékin
Et d’ajouter :
« Il faut que les Congolais comprennent. Nous sommes dans un environnement de compétition entre grandes puissances. Oui, rivalité permanente ! Qui sont les puissances rivales ? C’est la Chine et l’Amérique sur le Congo ».
Le politologue insiste particulièrement sur la place occupée par les entreprises chinoises dans le secteur minier congolais.
Selon lui, la forte présence chinoise dans l’exploitation et la transformation des ressources minières de la RDC explique en partie l’intérêt croissant de Washington pour le pays.
« La Chine contrôle 80 % des minerais congolais, les entreprises chinoises. Donc l’Amérique n’est pas tellement présente ou bien l’Occident », a-t-il affirmé.
Plus loin, il démontre comment les États-Unis cherchent désormais à renforcer leur présence économique en RDC afin de sécuriser leur accès aux minerais stratégiques.
« La Chine est tellement en avance sur le plan technologique. Maintenant, que fait l’Amérique ? L’Amérique veut sauvegarder ces chaînes d’approvisionnement en matière d’énergies, terres rares ou bien de minerais stratégiques avec le Congo », a-t-il soutenu.
Dans cette perspective, l’accord de Washington placerait la RDC dans une nouvelle configuration géopolitique. Pour l’analyste, Kinshasa doit tirer profit de cette compétition entre puissances plutôt que de la subir.
« Parce qu’au niveau de l’accord de partenariat stratégique, nous sommes maintenant sous influence américaine. Nous sommes dans la sphère de l’influence américaine », a-t-il conclu.









