Les consultations provinciales consacrées à la révision du Code forestier ont été officiellement lancées ce lundi 20 juillet 2026 à Lodja, chef-lieu du Territoire éponyme, dans la province du Sankuru.
Ouvertes par Maître Dieudonné Owanga, représentant du gouverneur de province, ces assises ont pour objectif de recueillir les contributions des acteurs locaux afin de renforcer la pertinence, l’appropriation et l’applicabilité du futur Code forestier, en tenant compte des réalités spécifiques de la province du Sankuru.
Pendant trois jours, les participants examinent le projet des textes en vue de formuler des propositions susceptibles de l’enrichir.
L’objectif est de doter la République Démocratique du Congo d’un cadre juridique plus adapté aux enjeux actuels de la gestion durable des ressources forestières.
Dans son allocution d’ouverture, le représentant du gouverneur a salué cette initiative du gouvernement, qu’il considère comme une occasion de faire remonter les préoccupations des populations locales.
» Au nom du gouverneur de province que je représente, je voudrais remercier le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que le ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat pour cette initiative qui vise à recueillir les avis de la population locale. », a déclaré Maître Dieudonné Owanga.
Même satisfaction du côté de la société civile. Le président de la Société civile rénovée du Sankuru, André Djongekama, s’est réjoui de la tenue de ces consultations, estimant qu’elles permettront de mieux intégrer les réalités locales dans le futur texte.
» Nous sommes heureux de participer à ces assises qui nous donnent l’occasion de faire entendre les réalités locales. « , a-t-il affirmé à l’issue de la première journée.
Animé par des experts du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, l’atelier réunit notamment le représentant du gouverneur, l’Administrateur du Territoire de Lodja, les responsables des services techniques de l’État, les représentants de la jeunesse, de la notabilité locale, des peuples autochtones pygmées, des organisations de la société civile ainsi que des professionnels des médias.
Ces consultations s’inscrivent dans le processus national de révision du Code forestier, engagé par le gouvernement afin d’adapter le cadre légal aux nouveaux défis liés aux changements climatiques, à la conservation de la biodiversité et à la gestion durable des ressources forestières.
Jean-Claude Kopami Shongo, depuis Sankuru.









