Une opération de vérification menée par la Police nationale congolaise (PNC) à Beni a permis de mettre au jour plusieurs cas présumés de fraude liés au paiement des salaires destinés aux familles des policiers décédés lors de la prise de Goma par les rebelles du M23.
Ces derniers jours, des femmes accompagnées d’enfants, se présentant comme les veuves et orphelins de policiers disparus, avaient dénoncé sur les réseaux sociaux et dans certains médias le non-paiement de leurs droits.
Face à cette controverse, le Département des Affaires sociales de la PNC au Nord-Kivu a convoqué, samedi 27 juin, les personnes concernées au Commissariat provincial de Beni afin d’examiner chaque dossier.
À l’issue de cette séance de contrôle, les responsables des Affaires sociales indiquent avoir distingué les bénéficiaires légitimes de ceux qu’ils considèrent comme des demandeurs indus. Selon la PNC, certaines femmes auraient réclamé des salaires alors que leurs époux ne seraient pas décédés, mais auraient volontairement rejoint les rangs du M23. Dans ce cas, elles ne rempliraient pas les conditions requises pour bénéficier des indemnités réservées aux ayants droit des policiers décédés.
Imani Ndakala, représentant des veuves de policiers, a affirmé que les véritables veuves et orphelins perçoivent effectivement les salaires auxquels ils ont droit. Il a également condamné les tentatives de fraude, estimant qu’elles risquent de compromettre les intérêts des familles réellement endeuillées.
De son côté, le chef du Département des Affaires sociales de la PNC au Nord-Kivu, le sous-commissaire principal Mutaka Kadakala Abel, a assuré que les opérations de vérification se poursuivront afin de garantir que seuls les bénéficiaires légalement reconnus soient pris en charge.
Le commandement provincial de la PNC a, par ailleurs, averti que toute personne impliquée dans des tentatives de fraude s’expose à des sanctions, selon une dépêche du service de communication de la PNC au Nord-Kivu.









