Le Gouvernement et l’Institut National de Santé Publique (INSP) ont rendu public, le 26 juin, le rapport de situation de la maladie à virus Ebola basé sur les données arrêtées au 25 juin 2026.
Trois provinces de l’Est restent touchées. Il s’agit de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les chiffres traduisent une riposte active, mais la crise demeure préoccupante.
La province de l’Ituri concentre le plus grand nombre de zones de santé affectées, soit 22 au total. Bunia, Komanda, Mambasa et Nyankunde figurent parmi les foyers les plus surveillés. Les autorités locales déploient des équipes médicales pour contenir la propagation, mais la multiplicité des zones touchées rend la lutte complexe.
Onze zones de santé du Nord-Kivu, dont Beni, Butembo et Goma, sont placées sous vigilance prioritaire. Les équipes de riposte y intensifient les investigations et le suivi des contacts afin d’éviter une extension vers les grandes agglomérations.
Dans le Sud-Kivu, seuls trois cas confirmés et un décès ont été enregistrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 26 mai, mais la surveillance active se poursuit pour prévenir toute reprise de transmission.
Le rapport fait état de 1 203 cas confirmés cumulés, dont 321 décès, soit un taux de létalité de 26,7 %. Au total, 326 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisation, tandis que 148 personnes ont pu être déclarées guéries. Le taux de suivi des contacts atteint 82,8 %, signe d’une mobilisation importante des équipes sur le terrain.
En 24 heures, plus de 1 175 alertes ont été investiguées et 142 503 voyageurs contrôlés aux points d’entrée. Le Gouvernement appelle la population à signaler tout cas suspect, à respecter les règles d’hygiène et à éviter la manipulation des corps des personnes décédées.
Les signes d’alerte incluent fièvre, fatigue intense et diarrhée. Les autorités insistent , il ne faut pas attendre l’apparition de saignements pour consulter.
Numéro gratuit en cas de symptômes ou cas suspect est le 151 .









