La cinquième journée de la mission économique du ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, dans la province du Sankuru, a permis d’approfondir le dialogue avec les populations, les opérateurs économiques et les responsables d’institutions locales afin de mieux comprendre les obstacles au développement de cette partie du pays.
Au terme de cette étape de terrain ce jeudi 18 juin 2026 , quatre principaux enseignements se dégagent des échanges et des observations effectués par le ministre.
L’enclavement, principal moteur de la vie chère
Les discussions avec les commerçants de la province ont mis en évidence l’impact direct de l’enclavement sur le coût de la vie. Plusieurs produits de consommation courante sont vendus à des prix pouvant atteindre quatre à cinq fois ceux pratiqués à Kinshasa.
Cette situation résulte principalement des coûts élevés de transport, de la dégradation des infrastructures routières, des ruptures fréquentes d’approvisionnement et de la faible circulation des marchandises. Pour Daniel Mukoko Samba, toute stratégie visant à améliorer le pouvoir d’achat des ménages devra nécessairement passer par le désenclavement de la province.
Un capital humain prometteur confronté au déficit d’infrastructures
La visite des institutions d’enseignement supérieur et universitaire a permis de constater l’existence d’un potentiel important en matière de formation et de recherche. Ce capital humain constitue un atout majeur pour l’avenir du Sankuru.
Toutefois, le manque d’infrastructures adaptées demeure un frein à son épanouissement. Les besoins en énergie, en équipements modernes, en connectivité numérique et en mobilité restent considérables pour permettre à ces institutions de contribuer pleinement au développement économique local.
L’érosion, un défi environnemental aux conséquences économiques
Les observations réalisées sur plusieurs axes routiers ont également mis en lumière les risques liés à l’érosion, qui menace certaines infrastructures essentielles à la circulation des personnes et des biens.
Au-delà de son caractère environnemental, ce phénomène représente un véritable enjeu économique. La préservation des routes et des ouvrages d’art apparaît indispensable pour garantir la continuité des échanges commerciaux et renforcer l’intégration des différents territoires de la province.
Une vision intégrée pour accélérer le développement du Sankuru
Les différentes visites effectuées au cours de cette mission montrent que les défis du Sankuru sont étroitement liés. L’amélioration des infrastructures, le renforcement du système de santé, le développement de l’enseignement supérieur, la promotion du commerce et la lutte contre l’érosion doivent être envisagés dans une même dynamique.
Selon Daniel Mukoko Samba, les interventions isolées auront un impact limité.
La province a besoin d’un programme intégré de désenclavement et de relance économique, articulé autour de pôles structurants capables de stimuler la croissance, de favoriser les investissements et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
À travers cette cinquième journée de mission, le ministre de l’Économie nationale réaffirme sa volonté de placer les réalités locales au cœur de l’action publique afin de construire des solutions adaptées aux besoins et aux potentialités du Sankuru.
Jean-Claude Kopami Shongo, depuis Sankuru.









