La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé, ce lundi 4 mai 2026, au Complexe scolaire Lupiots, à Kinshasa, au lancement officiel des épreuves certificatives hors session de l’Examen d’État (EXETAT).
Pour cette 59ᵉ édition, 1.079.675 candidats, dont 482.557 filles, prennent part à ces épreuves à travers 3.268 centres répartis dans 60 provinces éducationnelles, ainsi que dans certains centres situés dans les pays voisins.
Dans son allocution, la ministre a souligné l’ampleur du système éducatif congolais et la responsabilité de l’État de garantir à chaque candidat des conditions équitables, marquées par la rigueur, la transparence et la justice.
S’adressant directement aux finalistes, Raïssa Malu les a appelés à faire preuve de responsabilité et d’intégrité, en rejetant toute forme de fraude ou de corruption.
« Chères candidates, chers candidats, vous avez travaillé avec persévérance pour atteindre cette étape importante de votre parcours scolaire. Votre présence témoigne de votre engagement et de votre détermination. Abordez ces épreuves avec calme, confiance et intégrité. L’Examen d’État ne mesure pas seulement les connaissances, mais aussi la discipline, la maturité et le sens des responsabilités. Refusez toute forme de fraude, car la réussite n’a de valeur que si elle repose sur l’effort personnel, la préparation et l’honnêteté », a-t-elle exhorté.
La ministre a également adressé un message particulier aux élèves évoluant dans les zones affectées par les conflits et l’insécurité, les rassurant du soutien du gouvernement.
« Je pense particulièrement aux élèves vivant dans des zones touchées par les conflits, les déplacements et les violences. En vous présentant à ces épreuves malgré l’adversité, vous affirmez une vérité essentielle : l’éducation doit rester un droit, partout et pour tous. À travers vous, la nation mesure sa responsabilité de garantir la gratuité de l’enseignement, l’équité et la protection des apprenants, quelles que soient les circonstances », a-t-elle déclaré.
À l’endroit des parents, enseignants et de l’ensemble de la communauté éducative, la ministre a salué un accompagnement souvent discret mais déterminant. Elle a également invité les surveillants, examinateurs et superviseurs nationaux et internationaux à accomplir leur mission avec vigilance, impartialité et professionnalisme, dans le strict respect des textes en vigueur.
« Chaque centre doit offrir aux candidats un cadre sérieux, calme et équitable. Votre responsabilité est essentielle », a martelé la ministre, avant d’effectuer une visite des salles d’examen pour encourager les élèves. Elle s’est ensuite rendue au Collège Saint-Georges pour le même exercice.
La cérémonie a connu la participation du ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga. Selon lui, la ville de Kinshasa enregistre 187.768 candidats, dont 99.583 filles et 88.185 garçons, répartis dans différents centres de passation. Il a relevé une progression notable du nombre de filles par rapport à l’année précédente.
S’adressant aux finalistes, Thierry Tshitenga a insisté sur l’importance de l’épreuve de dissertation :
« La dissertation n’est pas seulement un exercice scolaire. Elle constitue également une occasion de démontrer votre capacité de réflexion, votre esprit critique, votre créativité intellectuelle, ainsi que votre maîtrise de la langue et des idées ».
Dans son intervention, Wivine Mude, de la province péducationnelle de de Lukunga, a salué les efforts du gouvernement central, sous l’impulsion du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, qui fait de l’éducation un pilier du développement national.









