Lors du briefing presse tenu ce lundi 27 avril 2026, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, est revenu sur les rumeurs évoquant une prétendue arrivée de ressortissants afghans en République démocratique du Congo.
Face aux inquiétudes relayées dans l’opinion, il a tenu à rassurer, tout en mettant en garde contre la propagation de fausses informations.
Le porte-parole du gouvernement a invité la population et les acteurs médiatiques à faire preuve de responsabilité, en évitant d’alimenter la confusion. Il a notamment dénoncé les amalgames entre nationalité et terrorisme, rappelant que de tels raccourcis peuvent entretenir un climat de peur injustifié.
« Il faut éviter d’entretenir une quelconque confusion. Je trouve dangereux le parallélisme qui consiste à associer automatiquement les Afghans à l’État islamique. Cela peut avoir vocation à faire peur », a-t-il déclaré.
Sur la question des migrants en provenance des États-Unis, Patrick Muyaya Katembwe a précisé que leur présence sur le territoire congolais est encadrée et légale. Ces ressortissants de pays tiers bénéficient d’un séjour temporaire, en conformité avec les procédures en vigueur.
Il a également indiqué que des démarches ont été entreprises, avec l’appui d’organisations internationales, afin de faciliter leur retour progressif vers leurs pays d’origine.
« Dès le premier jour, nous avons choisi la transparence. Les personnes arrivées disposent de titres de séjour réguliers. Des contacts sont déjà établis avec leurs pays respectifs, et dans les prochains jours, nous pourrons informer l’opinion sur les avancées concernant leur rapatriement », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs insisté sur le caractère strictement encadré de cette opération, soulignant que des dispositifs de sécurité sont mis en place. Les services compétents, notamment ceux du ministère de l’Intérieur, procèdent à des vérifications rigoureuses — communément appelées “vetting” — afin de s’assurer que ces personnes ne représentent aucun risque pour la sécurité nationale.
Il a enfin relevé que certaines de ces personnes ont pu s’exprimer librement dans les médias, preuve selon lui d’un processus transparent et respectueux des droits humains.
« Si nous étions dans une logique d’étouffement des libertés, ces interviews n’auraient pas été possibles », a-t-il conclu.
Dans un contexte régional et international marqué par des flux migratoires sensibles et une circulation rapide de l’information, les autorités congolaises tentent de maintenir un équilibre entre transparence, sécurité et maîtrise de la communication publique. Un exercice délicat, à l’heure où la moindre rumeur peut rapidement se transformer en source de tension au sein de l’opinion.









