À Uvira, dans le Sud-Kivu, le calme s’est installé depuis que les forces de l’AFC/M23 et leurs alliés rwandais se sont retirées de la ville.
C’est dans ce contexte tendu que Justin Bitakwira, notable et député national, a ce 20 janvier 2026, salué non seulement le retour des FARDC et des Wazalendo mais aussi de lancer surtout un appel pressant à ses concitoyens sur l’unité nationale.
Il appelle à la vigilance puisque le danger guette toujours à la porte d’Uvira.
« Le M23 a quitté la ville, mais il n’a pas quitté le territoire d’Uvira. Leurs bases seraient encore situées à Kabunambo, tout près de Sange », a-t-il précisé, mettant en garde contre un faux sentiment de sécurité.
Ce retrait s’est malheureusement fait dans la violence et la prédation. Justin Bitakwira dénonce des pillages systématiques et de destruction ciblée visant notamment les bureaux de l’État (OCC, DGRAD, DGI) et sa propre maison. Mais face à ces pertes matérielles, l’élu est resté résilient face au dommage subi.
« Cela ne me fait ni chaud ni froid, je m’y attendais. L’essentiel est ailleurs : c’est la survie de notre cohésion qui compte », a-t-il ajouté.
Le véritable cri du cœur de Bitakwira, c’est un plaidoyer vibrant pour la cohabitation pacifique. Il connaît trop bien les fractures ethniques qui menacent de déchirer l’Est du Congo, et Uvira en particulier.
Avec une franchise constante, il met en garde contre toute tentative de « chasse à l’homme » ou de stigmatisation d’une communauté.
John SHINDANO









