Une rencontre diplomatique de haut niveau s’est tenue ce samedi 17 janvier 2026 dans la capitale togolaise, réunissant des acteurs clés engagés dans la stabilisation de la République Démocratique du Congo (RDC) et de la région des Grands Lacs. L’événement, présidé par le Président du conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a rassemblé des représentants des initiatives de paix de Washington, Doha et Paris, ainsi que d’ émissaires de l’ONU, de l’Union africaine, d’organisations régionales et de pays directement concernés.
La Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RDC, Mme Noëlla Ayeganagato Nakwipone, qui a représenté le gouvernement, a livré un discours remarqué.
Elle y a réaffirmé « l’engagement ferme et constant du Gouvernement congolais en faveur d’une paix durable, fondée sur la souveraineté des États, le respect de l’intégrité territoriale et la protection des populations civiles ».
Elle a salué le rôle déterminant de l’Union africaine ainsi que les efforts de médiation et de facilitation portés par les processus de Luanda, Nairobi, Washington et Doha, tout en soulignant « la nécessité d’en assurer la cohérence, la complémentarité et la convergence ».
Dans cette optique, elle a rappelé que les processus de Washington et de Doha constituent aujourd’hui « les cadres structurants et légitimes pour une solution politique crédible, à condition que les engagements pris soient respectés de manière stricte, vérifiable et sans équivoque » .
La Vice-Ministre a également mis en lumière les violations persistantes des engagements de paix, dénonçant « l’implication avérée du Rwanda aux côtés de l’AFC/M23, en contradiction avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ».
» Ces actions ont gravement compromis la dynamique de désescalade, aggravé la crise humanitaire et fragilisé la confiance indispensable à l’avancement du processus de paix » a-t-elle déclaré.
Le Gouvernement congolais a insisté sur « le retrait effectif et vérifiable des forces étrangères et des groupes armés, le rétablissement de l’autorité de l’État congolais, et le rejet de toute initiative parallèle susceptible d’affaiblir l’architecture existante ».
Mme Nakwipone a conclu en appelant à « une responsabilité collective, fondée sur la bonne foi, la cohérence et l’action », rappelant qu’« aucune solution militaire ne saurait se substituer à une paix politique durable et inclusive ».
Cette réunion visait à harmoniser les approches diplomatiques en cours, notamment dans l’Est de la RDC, une région marquée par des décennies de conflits armés et de tensions intercommunautaires. Les discussions ont porté sur la nécessité d’unir les efforts internationaux et régionaux pour éviter les chevauchements et maximiser l’impact des actions de paix.
L’initiative togolaise s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie préventive et de consolidation de la paix sur le continent africain. Elle témoigne également de la volonté croissante des États africains de jouer un rôle moteur dans la résolution des crises régionales.









