La République Démocratique du Congo a commémoré ce vendredi 16 janvier 2026 le 25ᵉ anniversaire de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, troisième président du pays et héros national. À Butembo, dans la province du Nord-Kivu, cette date symbolique a été marquée par une réflexion critique sur la gouvernance et l’engagement citoyen, portée par le doctorant en droit Moïse Kakule Kikondo.
Dans une émission en direct sur les antennes de la Radio Moto Butembo-Beni et relayée par d’autres médias, ce chercheur en droit constitutionnel a mis en lumière la situation actuelle du pays avec l’héritage politique des héros nationaux Laurent-Désiré Kabila et Emery Patrice Lumumba.
Il a appelé les Congolais à cultiver l’espoir et la résilience, malgré la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Au cœur de son intervention, Moïse Kikondo a vivement dénoncé un phénomène qu’il qualifie de « Djalelo ».
Selon lui, cette pratique se manifeste par une attitude d’ambiance de jouissance et de complaisance de certains représentants du peuple au niveau national, qui se limitent à encenser les dirigeants et membres des institutions, en affichant soutien et fidélité, sans exercer pleinement leur rôle de contrôle et de défense de l’intérêt général.
Le doctorant pointe également du doigt une frange de la population qui, à travers des éloges et des ovations inutiles aux accueils des politiciens, chercherait avant tout à bénéficier de dons ou d’avantages personnels. Une attitude qui, estime-t-il, détourne l’attention de la mission fondamentale des dirigeants notamment améliorer les conditions sociales, restaurer la paix et garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Pour Moïse Kakule Kikondo dit le tombeur, l’heure est venue pour chaque acteur , dirigeants comme dirigés, d’assumer ses responsabilités avec rigueur et patriotisme, à l’image des héros nationaux qui ont privilégié l’intérêt général au détriment de la gloire personnelle, allant jusqu’au sacrifice suprême pour la nation.
Cette prise de parole intervient dans un contexte où la société congolaise est en quête des réponses concrètes face aux nombreux défis politiques, sécuritaires et sociaux auxquels le pays est confronté.
Enfin, c’est un appel à la conscience collective, lancé en ce jour de mémoire nationale.









