La République démocratique du Congo poursuit la consolidation de son intégration dans le commerce international. C’est dans cette optique qu’un atelier de validation de l’avant-projet de loi portant réglementation nationale du commerce extérieur a été lancé ce mercredi 14 janvier 2026 à Kinshasa.
Cet atelier réunit des experts du ministère du Commerce extérieur, des ministères sectoriels ainsi que des services et organismes publics et privés, notamment la Direction générale des douanes et accises (DGDA), la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la Fédération nationale des artisans et petites et moyennes entreprises du Congo (FENAPEC).
L’avant-projet de loi soumis à validation vise à modifier et compléter la loi n°73/009 du 5 janvier 1973, dite loi particulière sur le commerce, devenue obsolète. Le nouveau texte introduit plusieurs innovations majeures, parmi lesquelles la création d’un cadre permanent de concertation entre tous les acteurs du commerce extérieur, la mise en place d’un comité de coordination et de suivi des accords commerciaux, ainsi que l’intégration des réglementations sectorielles relatives au commerce des services.
Il prévoit également le renforcement des mécanismes de contrôle des activités du commerce extérieur, l’instauration d’un régime répressif visant l’assainissement du climat des affaires, la définition de mesures incitatives pour la promotion des exportations et la mise en œuvre de mécanismes de sauvegarde de l’industrie locale en RDC.
En ouvrant cet atelier de deux jours, le secrétaire général au Commerce extérieur, Jules Muilu Mbo, représentant le ministre Julien Paluku Kahongya, a souligné que l’adoption d’une réglementation moderne et précise permettra à la RDC de se conformer aux exigences des instruments juridiques internationaux ratifiés, tout en s’adaptant à l’évolution des opérations d’import-export et de transit des marchandises, avec un accent particulier sur la simplification des procédures.
« La RDC amorce un virage important dans le commerce régional et international. Pour réussir cette transition, le pays doit se doter d’instruments juridiques adaptés. Cela passe par une législation nationale qui tienne compte de nos engagements internationaux. Constatant l’obsolescence des textes existants, le ministre du Commerce extérieur a pris l’initiative de réunir toutes les parties prenantes afin de réfléchir à une nouvelle législation capable d’orienter le secteur vers un commerce plus attractif, moins contraignant, favorisant les échanges commerciaux et la promotion des investissements », a-t-il déclaré.
Dans la même dynamique, Jules Muilu Mbo a indiqué que l’amélioration du cadre juridique constitue un levier essentiel pour attirer les investissements étrangers.
« Offrir à l’extérieur l’image d’un pays doté d’une législation souple et conforme aux normes internationales est indispensable. La RDC est membre de la ZLECAF, de plusieurs regroupements régionaux et de l’Organisation mondiale du commerce. Il est donc impératif d’intégrer ces engagements dans notre arsenal juridique afin de rendre le pays attractif et crédible sur le plan commercial. Cela permettra indéniablement d’attirer davantage d’investissements », a-t-il ajouté.
Pour rappel, la République démocratique du Congo a ratifié l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en juillet 2025.









