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Éducation à Tshopo 2 : A Isangi, la grogne des enseignants paralyse les écoles

À Isangi centre, cité située à près de 125 kilomètres de la ville de Kisangani, en aval du fleuve Congo, le climat scolaire est fortement perturbé. Les enseignants de la province éducationnelle de la Tshopo 2 sont montés au créneau ce 12 janvier 2026 pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires, une situation qui a entraîné la paralysie quasi totale des écoles publiques, apprend-on de source concordante.

Répondant à l’appel des syndicats, près d’une centaine de professionnels de la craie ont pris part à une marche de protestation pacifique. Le point de ralliement a été le bureau diocésain de la Caritas Isangi, devant lequel les manifestants ont exprimé leur exaspération à travers des chants revendicatifs. Un feu symbolique y a également été allumé, illustrant, selon les protestataires, l’urgence et la gravité de leur situation sociale.

Au cœur de cette mobilisation figure le non-versement de salaires des mois d’octobre et de décembre. Dans un mémorandum adressé à l’administrateur du territoire d’Isangi, les enseignants pointent du doigt la Caritas Isangi, qu’ils prennent pour responsable des retards constatés dans le paiement. Ils annoncent par ailleurs une série d’actions de protestation prévues sur une période de trois jours, si aucune solution concrète n’est apportée.

Ces accusations sont cependant formellement rejetées par la Caritas Isangi. Joint par la presse locale, l’abbé Célestin Osandu, membre du conseil d’administration, qualifie ces allégations de « sans fondement ». Il évoque plutôt un déficit de communication autour du circuit de paie des enseignants, estimant que la structure ne saurait être prise pour responsable des dysfonctionnements dénoncés.

En attendant un dénouement, les conséquences de cette crise se font déjà lourdement sentir sur le terrain. À Isangi centre, la majorité des établissements scolaires publics est restée portes closes, compromettant la continuité pédagogique et pénalisant des centaines d’élèves. Une situation qui interpelle les autorités compétentes, appelées à agir rapidement pour préserver le droit à l’éducation et rétablir la sérénité dans le secteur scolaire de la Tshopo 2.

François OKONDA

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