Les recommandations de l’OSCEP pour rendre la lutte anti-corruption plus efficace en RDC

Les recommandations de l’OSCEP pour rendre la lutte anti-corruption plus efficace en RDC

Les recommandations de l’OSCEP pour rendre la lutte anti-corruption plus efficace en RDC

L’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Ethique Professionnelle (OSCEP) salue le degré d’engagement politique du Président de la République démocratique du Congo en matière de lutte contre la corruption qui ne fait plus l’ombre de doute, et formule quelques recommandations pour rendre cette lutte plus efficace, dans un communiqué transmis jeudi à l’ACP.

Selon l’OSCEP, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi qui a fait de la Lutte contre la corruption son cheval de bataille pour atteindre le bien-être du peuple congolais, vient de donner un signal fort en confiant une mission d’audit de toutes les institutions publiques, les entreprises, les établissements et les services publics à l’inspecteur général des finances.

Pour l’OSCEP, il y a nécessité de mettre en place une Agence nationale anti-corruption dont l’une des missions principales devra être la coordination de toutes les structures, institutions et services impliqués dans la traque des corrupteurs et corrompus de manière à réduire sensiblement les pratiques de corruption en RDC. Il est aussi indispensable de renforcer le Projet de Loi Anti-corruption existant et de diligenter une réforme de la justice en la dotant des chambres pré juridictionnelles anti-corruption en sus d’un parquet financier et des magistrats spécialisés formés aux stratégies de lutte contre la corruption.

Ceci appelle des réformes en profondeur et un souci permanent de la haute hiérarchie à encadrer ces lois et ces institutions.

L’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Ethique Professionnelle indique que l’obligation de rendre compte de la gestion de la chose publique et la déclaration du patrimoine de hauts cadres de l’Etat constituent également un atout majeur pour mettre les fonctionnaires de l’Etat à l’abri de l’enrichissement illicite. Ceci va nécessiter de diligenter une grande campagne de déclarations des avoirs de tous les Agents Publics de l’Etat, assortie d’une culture de civisme fiscal.

Et puis, l’amélioration de la production doit être sanctionnée par une politique salariale conséquente, de manière à enlever de la bouche des inconditionnels de la corruption la légende qui dit « Qui travaille à l’hôtel mange à l’hôtel ».

Pour réussir le combat contre la corruption en RDC, recommande enfin  l’OSCEP, il faudra mobiliser et concentrer les efforts plus sur la mise en œuvre d’une Agence nationale anti-corruption, spécialisée exclusivement dans les enquêtes, les Investigations et la détection de ce fléau, et ensuite sur le renforcement des mécanismes de sanction, de recouvrement et de gestion des avoirs illicites, avant de doter les organes de prévention des moyens suffisants pour renverser les tendances. AC

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