Ebola en nette régression en RDC, l’OMS souligne une avancée majeure

Ebola en nette régression en RDC, l’OMS souligne une avancée majeure

Ebola en nette régression en RDC, l’OMS souligne une avancée majeure

La tendance d’une nette régression du virus d’Ebola se confirme cette semaine en République démocratique du Congo, a confirmé l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  qui note qu’aucun nouveau cas de maladie à virus Ebola n’a été signalé pour la période du 19 au 25 février.

« C’est la première fois depuis le début de la réponse qu’aucun nouveau cas confirmé n’a été signalé sur une période de sept jours », s’est réjoui l’agence onusienne dans son dernier bulletin épidémiologique daté du jeudi 27 février.

Le dernier cas le plus récent remonte au 17 février dernier. Il a été signalé dans la zone sanitaire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette nette baisse a été d’ailleurs observée depuis le début du mois. En effet, au cours des trois dernières semaines (du 5 au 25 février 2020), seuls quatre cas confirmés ont été signalés dans deux zones sanitaires de Beni.

Cependant, malgré ces nets progrès actuels, l’Est du Congo n’a pas encore été déclaré exempt d’Ebola, car il faut attendre 42 jours sans qu’un seul cas ne soit signalé.

De plus, l’OMS note que même si l’absence de nouveaux cas confirmés signalés au cours des sept derniers jours constitue « une avancée majeure », l’épidémie reste active.

Eviter toute rechute déclenchant « une nouvelle chaîne de transmission »

« Le risque d’apparition de nouveaux cas reste élevé », souligne l’OMS qui ajoute que même « avec des opérations de surveillance renforcées », la transmission du virus Ebola en dehors des groupes actuellement sous surveillance « ne peut être exclue ». L’agence onusienne rappelle que le virus persiste également dans les fluides corporels de certains survivants, avec la possibilité d’en infecter d’autres.

Dans au moins un cas au cours de cette épidémie, une rechute - dans laquelle une personne qui s’est remise de la maladie développe à nouveau des symptômes - a été observée. Dans ce genre de situation, cela a eu à déclencher « une nouvelle chaîne de transmission » qui a mis « plusieurs mois avant de s’interrompre ».

Pour éviter qu’un tel scénario se répète et aussi pour atténuer une éventuelle résurgence de l’épidémie, l’OMS estime qu’il est essentiel de maintenir des capacités de réaction permettant de détecter rapidement tout nouveau cas et d’y répondre. Il s’agit de donner la priorité au soutien et à la surveillance des survivants ainsi qu’au maintien de relations de coopération avec les associations de survivants.

Par ailleurs, d’importantes activités de surveillance, de détection des agents pathogènes et de gestion clinique sont actuellement en cours. Le but est de se pencher sur la validation des alertes, le suivi des contacts restants potentiellement exposés au virus, le soutien au diagnostic rapide des cas suspects et la collaboration avec les membres de la communauté pour renforcer la surveillance des personnes décédées dans les communautés.

Plus de 500 contacts actuellement sous surveillance

A cet égard, l’OMS rappelle qu’à la date du 25 février, plus de 500 contacts sont actuellement sous surveillance, dont 97 % ont été suivis quotidiennement au cours des sept derniers jours.

Au cours des sept derniers jours, plus de 5.100 alertes ont été signalées quotidiennement et ont fait l’objet d’une enquête. Parmi ces alertes, plus de 400 (dont environ 70 décès dans les communautés) ont été validées comme des cas suspects, nécessitant des tests de laboratoire et des soins spécialisés dans les centres de traitement et de transit établis pour le virus Ebola.

En moyenne, les cas suspects restent dans ces centres pendant trois jours avant que le virus de la maladie à Ebola ne puisse être définitivement écartée. C’est-à-dire après deux tests d’amplification en chaîne par polymérase négatifs à 48 heures d’intervalle. Durant cette période, des soins sont aussi dispensés dans le cadre du principe de précautions et d’isolement.

En outre, les tests des cas suspects continuent d’être effectués en temps utile dans une dizaine de laboratoires opérationnels déployés dans les villes qui ont été touchées par l’épidémie.

Mais pour maintenir les opérations et prévenir une éventuelle résurgence de l’épidémie, l’OMS a besoin de fonds supplémentaires. Dans le cadre du Plan de réponse stratégique, l’OMS estime que 40 millions USD sont actuellement nécessaires pour assurer la continuité des activités afin de ramener l’incidence du cas à zéro, et pour continuer à mettre en place des systèmes de santé solides et résistants.

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